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SAINT-ÉMILION

Saint-Émilion

Saint-Emilion est une destination mondialement connue pour son vin qui fut inscrite en 1999 au Patrimoine Mondial de l’Humanité pour ses paysages culturels par l’UNESCO : une première pour un vignoble ! Il ne faut pour autant pas oublier sa riche histoire médiévale.

À seulement 30 minutes de Bordeaux et 1h de Bergerac ou Périgueux, Saint-Émilion est la destination idéale pour passer un moment inoubliable…. et encourager les cyclistes du Tour de France à quelques heures de l’arrivée finale sur les Champs-Elysées à Paris.

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A l’origine de la cité … un moine breton !

Selon la légende, la cité doit son nom à Émilion, moine breton du VIIIème siècle, qui aurait décidé de quitter Vannes, sa terre natale, pour se consacrer à la prière. Ses pérégrinations l’auraient mené à une abbaye où il devint moine, avant de poursuivre sa route jusqu’à Ascumbas, ancien nom de notre territoire. Installé dans une grotte, il est rejoint par quelques disciples Bénédictins avec qui il aurait fondé une première communauté religieuse et évangélisé la population. À la mort d’Émilion – autour de 767 – un village fut bâti en son honneur. 

13 siècles d’histoire et de traditions

Entre le VIIIe et le XVIIIe siècle, 5 ordres religieux cohabitèrent ou se succédèrent au cœur de la cité médiévale, en faisant un haut lieu monastique. Bénédictins, Augustins, Franciscains, Dominicains et sœurs Ursulines accueillirent ainsi pendant plusieurs siècles les pèlerins du moine Émilion en chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

Ville commerçante et prospère, lieu de transaction de ce que la Juridiction avait à fournir de meilleur (vin, grains, pierre à bâtir), mais aussi fameux lieu de pèlerinage sur les reliques du saint patron, la belle cité de Saint-Émilion a traversé le Moyen-Âge dans une indéniable prospérité, que reflètent aujourd’hui encore ses monuments emblématiques, en particulier l’incroyable église monolithe souterraine !

L’âge d’or : l’exploitation de la pierre calcaire

Entre le IXe et le XIXe siècle, la pierre fut massivement extraite du plateau calcaire, créant un immense réseau de 80ha de galeries souterraines, formant un labyrinthe de presque 200 km cumulés. Cette roche calcaire fut exploitée sans relâche par les carriers de Saint-Émilion et participa à la construction de la cité médiévale ou encore à celle de monuments bordelais tel que le Grand Théâtre.

C’est grâce au transport fluvial sur la Dordogne avec les gabares et coureaux, petits navires robustes à fond plat, que les pierres et autres vivres étaient acheminées vers le port de Bordeaux et la façade atlantique dès le Moyen Âge. La Dordogne fut, il y a plusieurs centaines d’années, un axe incontournable du développement économique des terres intérieures.

La renommée mondiale : le vin

La viticulture fut toujours présente sur la rive droite de Bordeaux. Dès le IIe siècle, les Romains plantèrent les premières vignes. Après l’effondrement de l’Empire romain au Ve siècle, la viticulture dut sa survie et sa diffusion au christianisme, qui fit du vin un élément central du culte ; les religieux cultivaient alors la vigne.

Mais c’est au Moyen Âge, lorsque l’Aquitaine était rattachée au Royaume d’Angleterre, que les vins de Saint-Émilion obtinrent leurs lettres de noblesse. Le morcellement du vignoble et les cépages actuels proviendraient aussi de cette époque.

Ce n’est pourtant qu’à partir du XIXe que l’on parle de monoculture dans la Juridiction de Saint-Émilion. L’importance du vin sur notre territoire s’est notamment traduite par la création en 1884 du premier Syndicat Viticole de France à Saint-Émilion, aujourd’hui connu sous le nom de Conseil des Vins.

La gastronomie : un art saint-émilionnais

Les macarons de Saint-Émilion
Une tradition gourmande qui perdure Cette spécialité gourmande se transmet de génération en génération à Saint-Émilion depuis que les sœurs Ursulines établirent leur couvent dans la cité médiévale en 1620. Moins colorés que les macarons parisiens, nos macarons sont fabriqués à partir d’amandes douces et amères, de blanc d’œufs et de sucre !

La lamproie, un mets local
Animal marin apparu il y a environ 500 millions d’années, la lamproie – parfois surnommée « Vampire des mers » – est emblématique du Saint-Émilionnais et symbole du village de Sainte-Terre. Bien que déjà cuisinée au Moyen Âge sous forme de pâté en croûte, la lamproie a su rester dans nos assiettes à travers le temps. Depuis 1913, la dénomination «Lamproie à la bordelaise » permet aux visiteurs de faire une immersion dans la culture régionale.

Des bulles à Saint-Émilion ?!
Au cœur de la cité, la production de Crémant de Bordeaux (vin blanc ou rosé pétillant fabriqués selon la méthode traditionnelle) se perpétue depuis le XIXe à la fois sous la Tour du Roy aux Caves de la Tour du Roy et dans la pénombre des carrières souterraines de l’ancien monastère des Franciscains au Cloître des Cordeliers.

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